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Paroikia (Παροικιά) – Marathi (Μαράθι) – Kostos (Κώστος) – Pigados (Πήγαδος) – Lefkes (Λευκές) – Prodromos (Πρόδρομος) – Marpissa (Μάρπησσα) – Piso Livadi (Πίσω Λιβάδι)

Il s’agit d’un itinéraire en semi-montagne, passant par le plus haut sommet de Paros et par les carrières de marbre (τα λατομεία του Μαρμάρου – ta latomeia tou Marmarou). Il s’achève par la visite de l’un des endroits les plus courus des touristes dans l’île. Par cette balade, vous gagnerez, à n’en pas douter, à connaître l’intérieur de l’île, lequel conserve encore intacts ses éléments architecturaux égéens, mais aussi à profiter de points de vue sublimes sur les côtes et un bon nombre de localités insulaires.

Tout au long des premiers kilomètres, nous nous déplaçons vers l’est par un parcours en pente douce, en passant par les dernières habitations de Paroikia. Plus nous grimpons et plus le terrain est buissonneux, avec très peu de champs cultivés. Marathi (Μαράθι) constitue notre première halte. Il s’agit d’un petit village comprenant des maisons typiques de l’architecture égéenne, dont certaines ont été transformées en chambres à louer. Juste au-dessus de Marathi, le premier point méritant le détour consiste en l’emplacement des antiques carrières de marbre, ayant laissé des cavités dans les rochers, que l’on peut fort bien discerner. À l’époque contemporaine, un sentier s’est formé à cet endroit. Il peut être emprunté par les visiteurs pour faire un tour dans les carrières antiques. Les aspects modernes de cet art antique de l’extraction du marbre se révèlent quelques centaines de mètres plus haut, au sommet de la colline où, encore de nos jours, se perpétue la tradition des carrières produisant le fameux marbre de Paros.
Après avoir achevé le tour des carrières, vous reprendrez votre véhicule pour descendre vers la mer où vous atteindrez le petit village de Kostos (Κώστος). Cela vaut la peine de déguster un café sur sa place centrale, avant où après avoir parcouru à pied ses petites rues pittoresques et visité ses vieilles églises typiques de l’architecture égéenne sacrée, comme par exemple celle de Saint-Pantaléon (ναός του Αγίου Παντελεήμονα – naos tou Agiou Panteleïmona), saint patron du village, celle de Sainte-Marina (Αγία Μαρίνα) et celle de la Résurrection (Ανάσταση). Vous pourrez également y voir le monument érigé en mémoire du Bienheureux Athanase le Parien (Όσιος Αθανάσιος ο Πάριος – Osios Athanasios o Parios), l’un des Grands Maîtres de la Nation, qui était originaire de ce village où il y vivait au XVIIIème siècle. À l’intérieur du village se trouve la maison du Bienheureux Athanase, préservée en l’état encore de nos jours. Un peu en dehors de la localité, vous pourrez voir les vieux lavoirs, récemment restaurés.

Si vous vous trouvez à Kostos en période estivale, vous pourrez vous divertir à l’occasion de l’une des trois fêtes votives qui se tiennent chaque année dans le village, à savoir celle du 24 juin, en mémoire du Bienheureux Athanase de Paros, celle du 17 juillet, en l’honneur de Sainte-Marina, et celle du 27 juillet, en l’honneur de Saint-Pantaléon.

En poursuivant notre route, le paysage change déjà et le roc et les buissons et arbustes cèdent la place, en certains endroits bien précis, à la vigne et à de petits champs cultivés. La vue vers le nord et l’est n’est limitée par aucun obstacle. Nous continuons, quoi qu’il en soit, vers le sud en direction de Lefkes (Λεύκες), notre prochaine halte digne d’intérêt sur la route menant vers la côte orientale de l’île. Lefkes constitue l’un des bourgs les plus peuplés de l’intérieur et, de fait, celui qui est perché à l’altitude la plus élevée. Sur le côté droit de la route que nous avons choisie pour pénétrer dans le village, nous remarquons un coteau planté de pins, preuve s’il en est besoin de la grande variété d’espèces végétales que l’on rencontre sur l’île.

En entrant dans la dernière petite ligne droite avant le centre de la localité, se révèle à nos yeux l’entrée d’un village cycladique traditionnel. Il nous tend les bras pour mieux faire sa connaissance par une courte promenade dans ses ruelles étroites qui s’étalent en amphithéatre sur une hauteur de plus, sur son versant sud-ouest plus précisément. En empruntant à pied la petite rue principale, dénommée « Ramnos » (Ράμνος), vous pourrez observer, hormis les boutiques de souvenirs et autres produits touristiques, un bon nombre de bâtiments néoclassiques, l’école, la Maison de la Littérature (το Σπίτι της Λογοτεχνίας – to Spiti tis Logotechnias) et le Musée d’ethnographie cycladique (το Μουσείο Κυκλαδικής Λαογραφίας – to Mouseio Kykladikis Laografias).

Tout au long de votre descente le long de la petite rue centrale, vous pourrez jouir de la vue vers la mer qui se trouve en bas de la gorge béante commençant à Lefkes et aboutissant au nord-est de ce village, sur une petite plaine côtière dont les champs sont cultivés. Vous pourrez vous asseoir pour boire un verre à une terrasse de café ou de bar sur la placette centrale, où trône le monument aux morts, que l’on désigne dans chaque village de Grèce par l’expression « Monument des Héros » (το Mνημείο των Ηρώων – to Mnimeio ton Iroon). À l’extrémité da la rue principale dénommée « Ramnos », vos pas pourront vous conduire vers l’église de la Sainte-Trinité (εκκλησία της Αγίας Τριάδας – ekklisia tis Agias Triadas), remarquable par son architecture et par sa pierre de construction, à savoir le marbre de Paros.

L’on comprendra rapidement que Lefkes n’est pas n’importe quel village grec, ce qui est justifié par le fait qu'il constituait autrefois le chef-lieu de Paros. Toutes les maisons du village sont propres, chaulées et noyées dans des massifs de fleurs multicolores, lorsque la saison le permet. Si vous vous y retrouvez au cours des derniers jours du mois d’août, vous pourrez tomber sur la Fête de Karavolas (γιορτή του Καράβολα – giorti tou Karavola), l’une des fêtes populaires non-religieuses les plus courues des îles égéennes, où l’on peut dévorer en abondance, entre autres mets de choix, de gros escargots appelés ici « karavoles » (καράβολες), arrosés de vin et au son de la musique, toujours prétexte à danser, ces réjouissances durant jusqu’au petit matin…

Avant de quitter Lefkes, nous aurons bien l’occasion de visiter ses autres monuments d’art sacré, dispersés à l’intérieur et tout autour du bourg, comme l’église de la Sainte Vierge de la Chandeleur (Παναγία της Υπαπαντής – Panagia tis Ypapantis) ou « Sainte Vierge en cellule(s) » (Παναγιά στα κελιά), selon la tradition des Pariens ; ou le Monastère de Saint-Jean le Précurseur (ou le Prodrome) (το μοναστήρι του Αγίου Ιωάννη του Προδρόμου – to monastiri tou Agiou Ioanni tou Prodromou), ou le monastère de Sainte-Cyriaque (το μοναστήρι της Αγίας Κυριακής – to monastiri tis Agias Kyriakis), ou enfin de nombreuses petites chapelles de campagne (ξωκλήσια – xoklisia).

Pour les inconditionnels de la marche à pied, il existe la Voie byzantine (η Βυζαντινή οδός – i Vyzantini odos), un sentier unique en son genre, pavé de dalles de marbre et vieux d’un millénaire, situé en parallèle de la route carrossable. Cette Voie relie Lefkes au village de Prodromos (Πρόδρομος). Longue de trois kilomètres et demi, elle ne présente aucune difficulté pour les marcheurs, d’autant plus qu’elle offre des points de vue sublimes vers la mer.

Que vous y arriviez en auto ou à pied, Prodromos sera l’une de vos dernières haltes sur l’itinéraire que vous aurez emprunté pour traverser les villages de l’île situés en zone semi-montagneuse. Il s’agit là aussi d’une localité pittoresque, bâtie sur une hauteur. Elle a emprunté son nom à l’église de Saint-Jean le Précurseur (ou le Prodrome) (Ναός του Αγίου Ιωάννη του Προδρόμου – Naos tou Agiou Ioanni tou Prodromou) qui fut bâtie dans le village il y a une soixantaine d’années. Ici aussi il faudra que nous abandonnions un instant notre véhicule pour emprunter les ruelles en passant par une porte surmontée d’un clocher extérieur et reliant deux églises, celle de Saint-Spyridon (Άγιος Σπυρίδων – Agios Spyridon) et celle de Saint-Nicolas (Άγιος Νικόλαος). Elle constitue la Porte d’entrée du village. Vous profiterez d’une promenade agréable entre les jolies maisons de cette localité où l’on trouve des cafés traditionnels. À la sortie du village vous trouverez des moulins à vent (ανεμόμυλοι – anemomyloi) traditionnels, dont certains ont été restaurés et sont habités.

Une fois de plus, une fête votive des Pariens attend le visiteur ici dans le village, le 23 juin de chaque année, à l’occasion de la Saint-Jean le Précurseur (ou le Prodrome, comme nous l’avons déjà vu ci-dessus).

Juste avant d’arriver à Prodromos, nous aurons laissé derrière nous la partie la plus montagneuse de Paros et pourrons contempler la vue vers la plaine littorale avec ses cultures, juste en-deçà des superbes plages proches, comme celles de Molos (Μώλος), de Kalogeros (Καλόγερος) et de Tsoukalia (Τσουκαλιά). Elles pourront constituer votre choix de prédilection rien que pour plonger rapidement une tête et ainsi trouver la fraîcheur en période estivale.

Marpissa (Μάρπησσα) est le prochain village sur votre route, séparé par une distance d’à peine deux kilomètres du bord de mer, où est implanté le petit port qui lui est rattaché, celui de Piso Livadi (Πίσω Λιβάδι). Marpissa, localité à vocation touristique par excellence, sort de l’ordinaire par l’aspect pittoresque de ses vieilles demeures égéennes, ainsi que par la vie nocturne estivale trépidante de ses tavernes et de ses bars, qui sont implantés sur son bord de mer à Piso Livadi. Elle aussi disposée en amphithéâtre sur une colline de faible hauteur, cette localité vous invite à une autre promenade dans ses ruelles, pour voir de plus près le Musée de la Sculpture « Nikos Perantinos » (Μουσείο Γλυπτών Περαντινού – Mouseio Glypton Perantinou), la vaste église de la Résurrection (εκκλησία της Μεταμόρφωσης – ekklisia tis Metamorfosis), de style byzantin, et enfin la stèle commémorative en l’honneur de Nikolas Stellas, jeune résistant grec pendu à l’âge de 23 ans par les Nazis le 22 mai 1944.

L’un des éléments architecturaux les plus caractéristiques de Marpissa, certes, mais aussi de Paros de manière plus générale, consiste en sa place ornée de quatre moulins à vent (ανεμόμυλοι –anemomyloi). Ce point géographique constitue le départ d’un autre sentier conduisant vers le Monastère de Saint-Antoine (μοναστήρι του Αγίου Αντωνίου – monastiri tou Agiou Antoniou). Ce monastère est bâti sur une colline verdoyante au printemps, dénommée Kefalos
(Κέφαλος), offrant une vue imprenable vers la mer, les côtes proches, les îles environnantes d’Héraclée (nom antique) ou Iraklia (nom moderne), ou Irakleia (Ηρακλειά), et de Naxos (Νάξος), et enfin vers l’intérieur de l’île de Paros. C’est pourquoi cela vaut réellement la peine de se « décarcasser » à faire tout le chemin jusqu’ici, mais, au moins, vous étiez motorisé(e), que demander de plus ? Un détail concernant cette colline de Kefalos échappe pourtant à l’attention de la plupart des gens : il s’agit en effet d’un ancien volcan aujourd’hui éteint. Sur ce même promontoire se dressait autrefois le château médiéval vénitien du seigneur de Paros, de la maison Sommaripa, en français « De Sommerive », originaire de Vérone. Il fut cependant détruit suite à un rezzou de 1537 par le pirate d’origine grecque Barberousse [πειρατής Μπαρμπαρόσας – piratis (le pirate) Barbarosas]), qui le prit cette année-là. Si vous avez l’occasion de vous retrouver à Marpissa au cours de la période pascale (το Πάσχα – to Pascha – Pâques), vous pourrez être le témoin de la grande ferveur des fidèles rassemblés pour assister à la représentation de la Passion le Vendredi-Saint (η αναπαράσταση των Παθών τη Μεγάλη Παρασκευή – i anaparastasi ton Pathon ti Megali Paraskevi) et aux fêtes du dimanche et du lundi de Pâques orthodoxes.

En n’effectuant rien qu’un tout petit détour, de retour vers Marpissa, vous pourrez visiter le village voisin de Marmara (τα Μάρμαρα – ta Marmara), dénommé de la sorte en raison des blocs de marbre qui furent trouvés ici et qui servirent à bâtir les maisons du village. Si vous disposez d’assez de temps, allez voir le Moulin (ο Μύλος – o Mylos), les vieilles maisons de maître (παλιά αρχοντικά – palia archontika) du village, l’église de l’Archange (ο ναός του Ταξιάρχη – o naos tou Taxiarchi) et l’église de la Dormition de la Vierge (Κοίμηση της Θεοτόκου – Koimisi tis Theotokou), avec ses trois clochers dont chacun a été bâti selon un style différent de l’autre. En prenant Marmara comme point de départ intermédiaire, l’on peut rejoindre la côte orientale de l’île, avec ses plages de Molos (Μώλος), de Tsoukalia (Τσουκάλια) et autres.

Marpissa (Μάρπησσα) possède en front de mer un petit port, Piso Livadi (Πίσω Λιβάδι), immortalisé dans une chanson grecque traditionnelle insulaire, typique de Paros. Ainsi notre balade buissonnière s’achève-t-elle en point d’orgue à cet endroit, après avoir franchi les deux derniers kilomètres depuis Marpissa, en passant au beau milieu de deux petits bois de pins. Ici et là, les figuiers de Barbarie nous font bonne compagnie et devant nous s’étend la localité avec son petit port qui constitue un point de départ pour de petits navires de ligne ralliant les îles proches. En-deçà de ce port de poche se trouvent des tavernes et des bars, avec un peu plus loin la plage de Logaras (η παραλία του Λογαρά – i paralia tou Logara), aux sables d’or et à l’ombre généreuse pour les petits futés ayant su trouver refuge sous ses grands tamaris situés un peu au-dessus de l’étendue sablonneuse. Si, en atteignant ces lieux, vous avez encore une once de courage pour effectuer un petit tour supplémentaire de découverte, rendez-vous donc à l’église de Saint-Georges le Thalassite (εκκλησία του Αγίου Γεωργίου του Θαλασσίτη – ekklisia tou Agiou Georgiou tou Thalassiti) pour la visiter et y admirer ses images de saints personnages, fort anciennes.

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